La FSU est représentée par Vincent Perlot au sein du CESER Hauts-de-France (Comité Economique Social et Environnement Régional).
Elle a constitué un groupe « Acteurs de la Transformation Sociale » avec Solidaires et le SAF (syndicat des avocats de France) , ce qui lui permet de pouvoir déposer des motions lors de la plénière du Ceser Hauts-de-France.
Ci-dessous vous trouverez la déclaration du groupe ATS sur le rapport égalité Femmes-Hommes en région Hauts-de-France.
En-dessous de la déclaration du groupe ATS ( FSU, Solidaires, SAF) , le rapport et l’avis du Ceser sur le rapport.
Déclaration du groupe ATS sur le rapport 2025 Egalité Femmes – Hommes
Le groupe ATS prend acte de la publication par la Région de son rapport sur l’égalité entre les Femmes – Hommes.
S’il met en évidence certains progrès, il révèle surtout la persistance d’inégalités profondes et l’absence d’une politique réellement transversale à la hauteur des enjeux.
Dans les Hauts-de-France, les femmes continuent de payer le prix fort : précarité, temps partiels imposés, bas salaires, isolement social et violences.
Les violences faites aux femmes demeurent un fléau majeur et plusieurs de nos départements figurent parmi les plus touchés du pays,
Ces violences ne sont pas de simples faits divers : elles brisent des vies, détruisent des parcours professionnels, privent de formation et enferment dans la dépendance.
La Région ne peut plus se réfugier derrière le prétexte des « compétences limitées.
Comment ignorer ces drames alors que leurs conséquences touchent la formation, l’emploi, les transports, la jeunesse, la culture, le sport et la santé, des domaines où la Région agit pleinement.
Lorsqu’une femme quitte son emploi à cause du harcèlement, qu’elle interrompt une formation, pour fuir un conjoint violent ou renonce à se déplacer faute de sécurité, ce sont bien les politiques régionales qui sont concernées.
La Région ne peut pas se réfugier derrière le partage des compétences. Elle a le pouvoir, mais surtout la responsabilité morale et politique d’agir.
Car refuser de s’investir pleinement sur ces questions, c’est accepter que l’inégalité perdure.
Sur la formation professionnelle, les chiffres parlent d’eux même : baisse des entrées, dispositifs inadaptés, absence de soutien pour les femmes les plus éloignées de l’emploi, souvent confrontées à l’illettrisme ou à l’illectronisme. Sans accompagnement de proximité, elles restent prisonnières de la précarité. La formation doit devenir un levier d’émancipation, pour redonner à chaque femme, la capacité de choisir son avenir.
La santé doit, elle aussi, être placée au coeur des politiques publiques : prévention santé, sexuelle, santé, mentale, accès aux soins de proximité.
Dans de nombreux territoires ruraux et péri-urbains les femmes renoncent encore à se soigner faute de moyens, de structures adaptées, de transports.
La culture, le sport, la santé ne sont pas accessoires : ce sont des espaces de liberté, d’estime de soi et de citoyenneté. L’égalité réelle passe aussi par le corps, le droit à la santé, à la sécurité et au respect.
L’égalité femmes-hommes ne peut plus être un slogan, ni se contenter d’un rapport annuel.
Elle doit devenir le fil rouge de toutes les politiques régionales, avec des moyens concrets, des indicateurs publics et des résultats mesurables : l’égalité n’est pas une compétence administrative, mais une responsabilité politique, sociale et humaine.
Dans les Hauts-de-France, il est temps de passer des constats aux actes, pour que l’égalité devienne une réalité vécue, partout et pour toutes.
Ci-dessous le len vers l’avis du CESER sur le rapport en matière d’égalité Femmes-Hommes en 2024.
Avis-CESER-rapport-egalite-Femmes-hommes-en-2024
Pour accéder au rapport sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes 2024
HAUTS DE FRANCE